Hier, elle a passé l'après-midi avec nous. On la croyait en train de faire tranquillement sa sieste mais quand je suis allé vérifier discrètement si elle dormait, j'ai découvert un horrible spectacle : elle avait éventré son âne en peluche et répandu la matière cotonneuse tout autour du lit.
A son réveil, elle s'est mise à grimper, comme un singe, le long des piliers de la rampe d'escalier. Elle a réussit à atteindre le sommet des piliers de la première puis de la deuxième marche. Le pilier de la troisième marche a été plus difficile d'accès : "merde, j'arrive pas"... Comme elle me tendait les bras, le grand jeu a été de me percher sur les marches moyennes de l'escalier et de la soulever par les bras : suspendue ainsi dans le vide, elle gesticulait en projetant ses jambes dans tous les sens, avec de grands éclats de rire.
Quand j'en ai eu assez, il a fallu passer à un autre jeu : elle se tenait à la rampe d'escalier avec ses mains et je la maintenais en l'air à l'horizontale en soutenant son ventre et ses jambes, toujours avec de grands éclats de rire. Dans cette position horizontale, je l'ai transportée sur la table de la cuisine. A peine déposée à plat ventre sur la table, avant même que je puisse réagir, elle a débouché le récipent d'huile d'olive pour en verser le contenu.
Du coup, on arrête tout et miss Chloé retrouve ses jouets. Ouf, un peu de calme ! mais quelques instants après, on s'est rendu compte que toutes les lumières du rez-de-chaussée étaient allumées... Je l'ai emmenée faire un tour du pâté de maisons pour lui permettre de prendre l'air, en lui disant : "allez, viens petit monstre". Cela l'a inspirée : tout au long de la promenade, elle chantonnait d'un air martial : "en avant, les petits monstres !", comprenant parfaitement qu'il s'agissait d'elle, en poussant sa poussette où elle avait attaché sa peluche fétiche, Dédé, la "cocinelle" rose. Dès que je lâchais son bras, elle voulait descendre du trottoir pour courir sur la rue... On a réussi à revenir sans encombre à la maison où -divine surprise - sa maman l'attendait : re-ouf ! le relais était assuré.
C'était un après-midi ordinaire, avec une petite-fille bien tranquille...
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